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dimanche 5 août 2018

Sainte Marie Skobtsova de Paris (+1945) - 31 mars


FRANCE OF MY HEART


Sainte Marie Skobtsova de Paris (+1945)

31 mars

Mère Marie Skobtsov ou sainte Marie de Paris, née Élisabeth Iourievna Pilenko le 8 (21) décembre 1891 à Riga, dans le gouvernement de Livonie qui faisait alors partie de l'Empire de Russie et morte le 31 mars 1945 à Ravensbrück, est une poétesse, mémorialiste et membre de la résistance française, devenue religieuse orthodoxe. Elle a été canonisée comme martyre de la Foi par l'Église orthodoxe (Patriarcat de Constantinople) le 16 janvier 2004.

En Russie

Mère Marie était la fille d'un magistrat de l'Empire russe, Youri Dmitriévitch Pilenko, qui exerçait à Riga, sa mère était issue de la famille aristocratique des Dmitriev-Mamonov. La famille déménagea à Anapa, ville balnéaire des bords de la mer Noire, en juin 1895, à la retraite du père de famille. Celui-ci avait hérité dans le village de Djemet, à six verstes de la ville, d'un domaine viticole. Youri Pilenko fut nommé directeur du jardin botanique Nikitsky en Crimée, au printemps 1905 et la famille déménagea à nouveau, mais toujours près de la mer. La jeune Élisabeth fit ses études au lycée de filles de Yalta, mais la famille Pilenko dut à nouveau partir l'année suivante, lorsque le père fut nommé comme fonctionnaire au département des affaires agricoles à Saint-Pétersbourg. Deux mois après, le 17 juillet 1906, il mourut brutalement.

La jeune fille qui avait quinze ans se tourna vers la littérature et les arts. Elle s'intéressait à la poésie et croisa même Alexandre Blok plus tard au cours d'une soirée littéraire, mais elle n'éprouva pas de sympathie à son égard. Élisabeth termina ses études secondaires en 1909, avec médaille d'argent, et passa les grandes vacances dans le domaine familial près d'Anapa. Quelques mois plus tard, en février, elle épousait un juriste féru de littérature, Dimitri Kouzmine-Karavaïev. C'est à cette époque, qu'elle se plongea dans la littérature religieuse et s'efforça, parallèlement à la déception de son mariage, d'approfondir sa Foi. En même temps, elle écrivait des poèmes aux accents acméistes et en fit publier plusieurs recueils, dont Les Tessons scythes, Ruth ou Iourali...La Russie connaissait alors son Siècle d'argent et les discussions philosophiques et littéraires s'accompagnaient aussi de prises de parti dans le domaine politique, dans ces années postérieures à la première révolution de 1905. La